03
Sep
2009
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La taxe carbone

A l’heure de l’annonce de cette fameuse taxe carbone par notre ensourcillé national et des non moins fameux 14€ la tonne de CO2, j’ai lu un article fort intéressant sur Aerobar faisant le paralèlle entre la spéculation sur le cours du baril maintenant les cours artificiellement haut et “la” taxe :

…Ce prélèvement spéculatif, par rapport au prix plancher de début d’année, équivaut à une taxe carbone d’environ… 200 €/t, soit plus de quinze fois la valeur actuellement discutée. Les fameux pauvres-des-campagnes-dépendant-de-leur-voiture, argument-massue actuel des anti-carbotaxe, n’ont pourtant pas bronché….

Voilà qui en dit long sur la façon dont fonctionne le monde, on fait une taxounette pour dire qu’on l’a fait (mais qui au fond n’obligera vraiement personne à changer son comportement) et en même temps on continue de permettre à d’autres de faire flamber les prix et qui tappe dans le sacro-saint-n’y-touchez-pas pouvoir d’achat des français… Bref, on marche sur la tête…

    Lien vers l’article complet :

http://aerobarfilms.over-blog.com/article-35581209.html

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10
Aug
2009
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Nouvelle voiture

Nous avons récement changé de carrosse et bazardé la ZX qui nous servait de voiture familiale. Madame voulait bien entendu un monospace, moi un truc qui consommait le moins possible, devinez qui a gagné ?

Carrosse

La bonne nouvelle, c’est qu’on a mis la main sur un moteur 1.5 l dCI, qui consomme plutôt peu : 5.1 L / 100 km sur autoroute, 6.5 L/100 km en ville, soit au grand minimum -30% en émissions de CO2 par rapport à précédemment, c’est toujours ça.

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27
Jan
2009
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Les enjeux énergétiques vus par Jules Vernes

Je suis actuellement en train de lire l’Ile mystérieuse de Jules Vernes, et je suis tombé sur un passage intéressant, discussion entre l’ingénieur Cyrus Smith et le reporter Gédéon Spillet, que je reproduis ici :


« Mais enfin, mon cher Cyrus, tout ce mouvement industriel et commercial auquel vous prédisez une progression constante, est-ce qu’il ne court pas le danger d’être absolument arrêté tôt ou tard ?
– Arrêté ! Et par quoi ?
– Mais par le manque de ce charbon, qu’on peut justement appeler le plus précieux des minéraux !
– Oui, le plus précieux, en effet, répondit l’ingénieur, et il semble que la nature ait voulu constater qu’il l’était, en faisant le diamant, qui n’est uniquement que du carbone pur cristallisé.
– Vous ne voulez pas dire, monsieur Cyrus, repartit Pencroff, qu’on brûlera du diamant en guise de houille dans les foyers des chaudières ?
– Non, mon ami, répondit Cyrus Smith.
– Cependant j’insiste, reprit Gédéon Spilett. Vous ne niez pas qu’un jour le charbon sera entièrement consommé ?
– Oh ! les gisements houillers sont encore considérables, et les cent mille ouvriers qui leur arrachent annuellement cent millions de quintaux métriques ne sont pas près de les avoir épuisés !
– Avec la proportion croissante de la consommation du charbon de terre, répondit Gédéon Spilett, on peut prévoir que ces cent mille ouvriers seront bientôt deux cent mille et que l’extraction sera doublée ?
– Sans doute ; mais, après les gisements d’Europe, que de nouvelles machines permettront bientôt d’exploiter plus à fond, les houillères d’Amérique et d’Australie fourniront longtemps encore à la consommation de l’industrie.
– Combien de temps ? demanda le reporter.
– Au moins deux cent cinquante ou trois cents ans.
– C’est rassurant pour nous, répondit Pencroff, mais inquiétant pour nos arrière-petits-cousins !
– On trouvera autre chose, dit Harbert.
– Il faut l’espérer, répondit Gédéon Spilett, car enfin sans charbon, plus de machines, et sans machines, plus de chemins de fer, plus de bateaux à vapeur, plus d’usines, plus rien de ce qu’exige le progrès de la vie moderne !
– Mais que trouvera-t-on ? demanda Pencroff. L’imaginez-vous, monsieur Cyrus ?
– À peu près, mon ami.
– Et qu’est-ce qu’on brûlera à la place du charbon ?
– L’eau, répondit Cyrus Smith.
– L’eau, s’écria Pencroff, l’eau pour chauffer les bateaux à vapeur et les locomotives, l’eau pour chauffer l’eau !
– Oui, mais l’eau décomposée en ses éléments constitutifs, répondit Cyrus Smith, et décomposée, sans doute, par l’électricité, qui sera devenue alors une force puissante et maniable, car toutes les grandes découvertes, par une loi inexplicable, semblent concorder et se compléter au même moment. Oui, mes amis, je crois que l’eau sera un jour employée comme combustible, que l’hydrogène et l’oxygène, qui la constituent, utilisés isolément ou simultanément, fourniront une source de chaleur et de lumière inépuisables et d’une intensité que la houille ne saurait avoir. Un jour, les soutes des steamers et les tenders des locomotives, au lieu de charbon, seront chargés de ces deux gaz comprimés, qui brûleront dans les foyers avec une énorme puissance calorifique. Ainsi donc, rien à craindre. Tant que cette terre sera habitée, elle fournira aux besoins de ses habitants, et ils ne manqueront jamais ni de lumière ni de chaleur, pas plus qu’ils ne manqueront des productions des règnes végétal, minéral ou animal. Je crois donc que lorsque les gisements de houille seront épuisés, on chauffera et on se chauffera avec de l’eau. L’eau est le charbon de l’avenir.
– Je voudrais voir cela, dit le marin.
– Tu t’es levé trop tôt, Pencroff », répondit Nab, qui n’intervint que par ces mots dans la discussion.

On voit là que la thématique du manque de ressources énergétiques pour l’humanité est abordée dans un ouvrage datant de 1874 et qu’il est suggéré qu’après l’épuisement de toutes les ressources géologiques l’humanité trouvera une autre source infinie d’énergie auprès de l’eau, qui n’est pas réellement explicitée ici.

De notre côté, de nos jours, beaucoup placent leurs espoirs dans la fusion nucléaire, véritable Saint Graal scientifique (le principe a été découvert en 1938, bien après la publication du roman) mais qui ne saurait aboutir ni aujourd’hui, ni demain, ni même après demain…

Alors pour l’instant, nous faisons donc comme Cyrus Smith et Gédéon Spillet (même si
eux seuls
avaient raison de le croire), il nous reste “40 ans de pétrole, un peu plus de gaz, encore un peu plus de charbon”, alors allons-y ! La science se chargera bien de trouver quelque chose de commode le jour où nous serons vraiment dans le besoin ! La question qu’il convient quand même de se poser est : ce jour là est il si loin que ça ? Quelques éléments de réponse là : http://www.manicore.com ou là http://www.oleocene.org.

L’ebook de l’ïle mystérieuse est téléchargeable à l’adresse suivante : http://www.ebooksgratuits.com/pdf/verne_ile_mysterieuse.pdf)

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21
Nov
2008
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Un petit calcul d’émissions

Je fais actuellement pour le travail l’aller-retour Vallauris-Monaco tous les jours en train. Je me suis amusé à calculer ce que cela représentait comme émissions de CO2.

4 km A/R en voiture pour aller à la gare, soit 200g CO2/km x 4 km=800g
+ 84 km A/R en train pour aller à Monaco, soit 11g* CO2/km x 84 km=924g
_______________________________________________________________

Soit un total de 1724 g de CO2 par jour de travail, l’équivalent de 8,6 km avec ma ZX ! Ce qui est intéressant dans ce petit calcul, est que si j’arrivais à me passer de la voiture pour faire les malheureux 4 kilométres entre chez moi et la gare, je diviserais ces émissions par 2.

* : Pour le calcul des 11g de CO2 émis par km en train, je renvoie le lecteur intéressé à l’article suivant http://www.guillaume.homeip.net/?p=34. Cet ordre de grandeur n’est bien entendu valable que pour la France qui compte une majorité de ses trains roulant à l’électricité et une majorité de sa production électrique sans hydrocarbures fossiles.

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28
Oct
2008
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Etat d’urgence - ou comment véhiculer des idées fausses

Etat d'urgence
Je suis actuellement en train de lire “Etat d’Urgence” de Michael Crichton. Ce livre a pour thème de fond le changement climatique et les agissements de certaines organisations écologistes pour parvenir à leurs fins : faire accepter l’idée du changement climatique.

Soyons clairs et directs : ce livre est un ramassis d’inepties, de contres vérités et de raisonnements erronés en ce qui concernent le changement climatique. L’auteur tente de justifier les propos de certains de ces personnages en fournissant des sources partielles, ou détournées de leur contexte. Parmi les méthodes utilisées, je citerai :

-Poser en objection indiscutable au changement climatique à venir que puisque la planète ne s’est pas encore trop réchauffée, c’est bien la preuve qu’il n’existe pas.
-Prétendre que la prédiction du changement climatique par des modèles numériques du climat est impossible et revenir dessus 100 pages plus tard en disant que certains modèles numériques ont prouvé que si les États Unis avaient ratifié le protocole de Kyoto les effets en 2100 seraient minimes (0.04°C, imaginez la précision des modèles) !
-Dire que les glaces polaires ne fondent pas alors que les minima d’étendue de surface de la calotte polaire en été sont de plus en plus inquiétants.
-J’en passe et des meilleures…

Ce qui est effrayant dans ce bouquin, c’est qu’en ayant l’air de dire des vérités que personne ne connaît, celui-ci assène ses propres vérités qui sont complètement à contre courant des réalités et erronées. Hélas, face à quelqu’un, même convaincu, qui ne possède pas toutes les cartes en main, ces arguments deviennent des arguments choc.

Pour finir, enfin plutôt pour commencer, le roman débute dans un bassin d’essais et l’auteur nous fait partie de sa science en disant une grosse bêtise sur un comportement basique de la houle*, ce qui laisse un gros doute sur la véracité de tout ce qui est dit par la suite…

* : La houle se concentre aux caps, et surtout pas dans les baies.

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30
Sep
2008
9

Caractéristiques comparées de l’essence, du gasoil et du kérosène

En relisant ce post, je me suis dit que ce que j’avais fait pour le cas particulier de l’essence, je pourrais le refaire pour d’autre hydrocarbures conventionnels. J’ai donc calculé combien de dioxyde de carbone est émis par la combustion d’un litre d’essence, une litre de gasoil et une litre de kérosène. J’ai un peu simplifié en supposant que chaque substance est composée d’une seule molécule (sauf le kérosène) alors que l’on a bien évidemment des mélanges :

  • Essence :
    Formule C8H18 (octane)
    masse volumique 0.75 kg/l
    émission de CO2 2.32 kg par litre
    pouvoir calorifique 44 kJ/kg ou 9.17 kWh par litre
  • Kérosène:
    Formule C10H22 à C14H30 (mélange d’alcanes, j’ai pris 20% de chaque pour mon calcul)
    masse volumique 0.80 kg/l
    émission de CO2 2.48 kg par litre
    pouvoir calorifique 43.1 kJ/kg ou 9.58 kWh par litre
  • Gasoil (ou diesel):
    Formule C21H44 à C14H30 (cétane)
    masse volumique 0.85 kg/l
    émission de CO2 2.65 kg par litre
    pouvoir calorifique 43 kJ/kg ou 10.2 kWh par litre
  • And the winner is : Mr Diesel qui rejette 2.65kg de CO2 par litre consommé le pollueur ! Pour lui accorder tout de même un minimum de crédit, il faudra que je signale que c’est le diesel qui est le mélange le plus énergétique pour un volume donné (6% de mieux que le kérosène, 11% de mieux que l’essence). Si tel est le cas me direz vous, pourquoi n’utilise t’on pas le diesel dans l’aviation puisque c’est lui qui permet à volume minimal d’embarquer le plus d’énergie ?

  • Primo parce que le kérosène présente de remarquables propriétés anti-gel, et c’est primordial lorsque on vole à plusieurs milliers de mètres d’altitude
  • Secundo (et là c’est mon avis personnel) parce que si on calcule le ratio énergie par litre / poids embarqué par litre, on trouve 11.96 pour le kérosène contre 11.94 pour le gasoil, ce qui rend le kérosène un petit peu plus intéressant.
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    22
    Sep
    2008
    1

    Le second minimum de surface de banquise arctique atteint cette année…

    La surface minimale estivale de banquise a été atteinte le 12 septembre cette année. La tendance de baisse régulière de la surface couverte par la banquise est donc confirmée, avec le 12 septembre 4.52 millions de km² couverts par la banquise (4.13 millions de km² en 2007). La fonte est néanmoins terminée pour cette année et la surface de banquise a recommencé à croitre.

    Plus d’infos sur http://nsidc.org/arcticseaicenews/ (en anglais).

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    11
    Sep
    2008
    0

    L’arctique en passe de battre le record de fonte de la banquise

    Le record de surface de glace minimale en été sur la banquise avait déjà été battu en 2007 (avec un minimum de surface de banquise le 21 septembre de 4.13 millions de km²), mais il pourrait bien être battu encore une fois cette année. Nous connaitrons le verdict d’ici un mois environ quand la fonte des glaces aura cessé. En attendant, vous pouvez visionner une petite animation de la fonte des glaces sur l’été 2008 sur cette page :

    http://planetevivante.wordpress.com/2008/08/11/fonte-des-glaces-de-larctique-sur-google-earth/

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    07
    Sep
    2008
    0

    1000 km en vélo électrique

    C’est fait depuis un mois mais je n’avais pas encore posté à ce sujet. Allez, juste pour me faire plaisir :

    -186 € d’économisés par rapport à la voiture (22% du vélo amortis).
    -200 kg de CO2 non émis dans l’atmosphère.
    -52 jours d’aller retours travail-maison
    -43 heures de vélo
    -6.4 kWh d’électricité dépensés pour charger la batterie, soit 70 centimes d’euro.

    Ecrit par Gui, classé dans : Ecologie |
    09
    Jul
    2008
    1

    Enquête de transports sur Sophia Antipolis

    Une dame vient de nous appeler au bureau pour faire une enquête sur les transports à Sophia Antipolis. Je me suis empressé de répondre pour avoir une chance de donner mon avis ! En effet, les pistes cyclables sur le parc ne sont pas légion, hélas, et c’est bien dommage car beaucoup de gens franchiraient le pas s’il y en avait plus. L’enquêtrice m’a d’ailleurs confié que beaucoup de gens réclamaient des pistes cyclables comme moi, espérons que l’on soit suffisamment nombreux et que l’info remonte jusqu’aux décideurs !

    A noter qu’on m’a aussi demandé si je connaissais l’AVEM, “que oui” ai je répondu, je suis même membre (ça me fait penser que je crois qu’il faut que je renouvelle ma cotisation d’ailleurs)!

    Ecrit par Nat&Gui, classé dans : Ecologie |

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